Roger Duguay

Roger Duguay est né le 19 septembre 1963 à Maltempec, au Nouveau-Brunswick. Fils de Séraphin et d’Imelda (Pinet) Duguay, il est le huitième enfant d’une famille de douze frères et sœurs. Il a fréquenté la Polyvalente Louis Mailloux, de Caraquet et, après avoir obtenu son diplôme de douzième année, il a travaillé pendant un an aux Pêcheries Saint Paul de Bas-Caraquet.  Il a étudié la philosophie et les sciences religieuses à l’Université de Moncton; pendant qu’il était étudiant, il a été actif au sein de la Croix Rouge et il a travaillé comme moniteur dans un camp à Shediac.

Adolescent ayant grandi dans la Péninsule Acadienne, M. Duguay a vu les adultes de sa collectivité qui travaillaient quelques mois et passaient le reste de l’année au chômage, complètement démotivés. Cela l’a incité à s’impliquer en politique. Il s’est joint au NPD et, en 1982, il a travaillé comme directeur de campagne pour la première campagne néo-démocrate à avoir été menée à Caraquet.

M. Duguay a obtenu son diplôme de l’Université de Moncton en 1987 et il s’est inscrit en théologie à l’Université Saint Paul à Ottawa. Deux années plus tard, il est revenu dans la Péninsule et il a commencé à faire de la suppléance dans les écoles du district scolaire no 5. Il s’est joint au groupe SOS Environnement, il a travaillé comme organisateur pour la Société de l'Acadie du Nouveau Brunswick et, en 1993, il a passé l’été à travailler à un projet de développement à Haïti.  C’est alors qu’il a fait sienne la devise suivante : « Tout ce qu’on ne donne pas est perdu à jamais ».


M. Duguay s’est présenté comme candidat pour le NPD pour la première fois en 1991 et il a remporté 21 % des suffrages – soit deux fois plus que la moyenne provinciale. En 1992, il a repris ses études en théologie, cette fois à l’Université Laval. Il a terminé son baccalauréat, puis sa maîtrise en 1996. Au moment où il terminait sa formation en vue de la prêtrise, il a entrepris un long voyage en Europe.

Ordonné prêtre à Lamèque au mois d’avril 1997, il y a servi comme diacre avant d’emménager à Alnwick, dans la région de Neguac. Il a travaillé comme prêtre titulaire d’une paroisse pendant six ans et demi. En 1999, il s’est présenté comme candidat NPD pour une deuxième fois, remportant cette fois 13 % des votes. En 2004, M. Duguay est allé vivre à Rivière-du-Portage où il a aussi été curé de cette paroisse, puis il a été responsable de la paroisse de Sheila pendant deux ans. En 2006, il a recommencé à faire de la suppléance et s’est encore une fois porté candidat NPD, remportant 26 % des votes, c’est-à-dire le plus haut niveau d’appui jamais obtenu par un candidat NPD. Quand on lui demande pourquoi il a choisi la politique plutôt que la prêtrise, il dit : « Je n’ai jamais regretté le temps passé à être prêtre. Cela m’a donné de solides bases comme personne, comme chef et cela me suivra sans doute dans tout ce que je ferai. » 

En 2006, après l’élection, le militant bien connu John Carty est venu le voir et lui a suggéré de se présenter comme chef du parti. Il a décidé de tenter sa chance, en se disant qu’il ne voulait pas se réveiller à soixante ans et regretter de n’avoir jamais saisi la responsabilité qui lui était offerte. Au mois d’octobre de 2007, il a été élu chef du NPD du Nouveau Brunswick, défaisant ainsi le syndicaliste militant de la région de Fredericton, Dennis Atchison. M. Duguay s’est aussitôt attaqué à la tâche de réformer le parti, d’en changer la structure hiérarchique et de bâtir le parti dans tout le Nouveau-Brunswick. Au moment où la campagne électorale a commencé – à la fin du mois d’août 2010 – il avait recruté un personnel professionnel, bâti les associations de circonscription un peu partout dans la province et il avait réussi à ressouder le lien entre le parti et le grand public. Son travail a porté fruits puisque le parti a atteint des niveaux de popularité inégalés.

Élu président de son district des services locaux en 2009, M. Duguay aime occuper ses loisirs à faire de la bicyclette et de la randonnée pédestre. À titre de candidat dans la circonscription de Tracadie-Sheila pour l’élection de 2010, il dit :

« Rappelez-vous de votre responsabilité, rappelez-vous que l’argent que vous dépensez comme politicien n’est pas le vôtre. Vous pouvez être responsable d’une paroisse ou d’un parti politique, mais ce pouvoir ne vous appartient jamais. Vous agissez à titre de facilitateur, vous donnez votre point de vue, mais, en définitive, c’est le groupe que vous représentez qui prend la décision finale. »